• Sophie Picot

[Reader Digest] - Laissez partir vos (bons) salariés ! Vous les reverrez (certainement) un jour...

Mis à jour : juil. 2



Les « salariés boomerang » … c’est comme ça qu’on appelle les collaborateurs performants qui quittent une entreprise, et reviennent quelque temps après.

Ils partent car cette dernière ne satisfaisait plus toutes leurs attentes. Mais le temps passe... les circonstances changent… et leurs chemins se recroisent !



BFM Business - « Le phénomène des "salariés boomerang" intéresse de plus en plus de DRH »



Regardons la réalité en face... Ils nous quittent principalement pour ça...


Malgré l’attachement qu’un collaborateur peut avoir envers son entreprise, il arrive parfois qu’il la quitte. Cela peut être expliqué par plusieurs facteurs professionnels… sans compter les personnels.


- Manque de perspectives d’évolution

Souvent le cas pour des collaborateurs en début de carrière ou n’ayant connu qu’une seule entreprise. Ils ressentent l’envie de se développer, d’acquérir de nouvelles compétences, de découvrir de nouveaux contextes professionnels... Bref, de prendre un peu "d'épaisseur" ! Et se lancer dans cette nouvelle aventure implique de changer d’entreprise.


- Relations "compliquées" avec le manager

Si le collaborateur entretient des relations difficiles avec son manager, les chances qu’il quitte l’entreprise s’accroissent. Même s’il est attaché à l’entreprise et satisfait de son environnement de travail, il se posera la question... N'est-il pas préférable de partir et d’éventuellement revenir plus tard ? Plutôt que de rester en attendant que ça change… sans garantie... ?


- Rémunération insuffisante

Le salaire est (souvent) la première motivation des collaborateurs (désolé). Cela implique que si une autre entreprise approche le collaborateur avec des projets inspirants et une rémunération attrayante, celui-ci va être tenté de saisir l’opportunité et booster sa carrière.



Laissez-les partir... mais pas trop loin quand même !


Retenir ses collaborateurs n’est pas (forcément) possible... ni même pertinent.

En particulier quand ces derniers sont en quête de nouvelles expériences et d’épanouissement. Professionnel ou personnel !

Autant être transparent avec eux, leur faire savoir qu’ils seront les bienvenus s’ils souhaitent revenir... Et même mieux, garder le contact...


Garder contact virtuellement, par exemple sur LinkedIn pour suivre l'évolution, mais surtout physiquement ! Petit déjeuner et rencontres informelles sont les bienvenus pour rester présent auprès du collaborateur, et surtout... savoir !


Comment se sent-il dans sa nouvelle organisation... auprès de son manager... dans son nouveau poste ? Car il n’est pas rare que les collaborateurs partis soient déçus par leurs nouvelles entreprises... problèmes, désillusions, promesses envolées... Ils songeront alors à revenir dans leur ancienne entreprise, avec qui ils sont resté en bons termes... et en contact ! Et c'est à ce moment là qu'il faut frapper ! (si vous voulez les récupérer)


Cette pensée peut aussi leur apparaître quand l'expérience qu'ils étaient partis vivre sera aboutie.


Il faut donc être prêt à les réintégrer à tout moment... avec des offres réfléchies !



Et finalement, quand ils reviennent...


Les bénéfices d’un effet boomerang dans une entreprise sont doubles. Ils servent autant l'entreprise que le collaborateur...


- Pour l’entreprise :

Retour d’un collaborateur performant et opérationnel qui connait déjà la culture de l’entreprise et qui a (peut-être, en plus) développé et perfectionné ses compétences au sein d’une autre organisation.


- Pour le collaborateur :

Retour au sein d’une entreprise où il va rapidement retrouver ses marques, s’y sentir bien et pouvoir évoluer.


Mais attention...! Le collaborateur pourrait avoir une impression de régression en retournant dans son ancienne entreprise. Pour chasser ces idées-là, deux solutions. Avoir confiance en lui... et lui proposer un poste plus personnalisé, adapté à ses attentes.


Cela générera un épanouissement et une motivation plus intenses, et donc, plus de performance !


A noter :

Ne négligez pas la réalisation d'entretiens de départ et de retour. Connaître les réels motifs vous permettra de travailler sur des axes d'amélioration concrets.

VU SUR HBR.



« N'insultez pas l'avenir » ! Pensez networking, bouche-à-oreille et business...


Eh oui... une bonne politique de séparation, c'est aussi penser l'après... dès le début !


Vous savez... ce que les écoles et certains grands cabinets de conseil (comme Acc...) font depuis longtemps (et parfois très bien) : organiser, structurer et animer leur réseau Alumni (anciens élèves et collaborateurs).


Pourquoi ? Parce-que dans tous les cas, c'est du win-win... pour vous, pour eux, pour l'entreprise !


Garder l'ex collaborateur dans votre réseau officiel des anciens, c'est lui offrir du networking avec d'autres acteurs... Offrir à l'entreprise des détections de leads business et relais privilégiés (bouche-à-oreille)... Disposer d'un vivier de compétences, où vous pouvez éventuellement piocher !


De quoi envisager la "politique de séparation" autrement, non ? Et devinez quoi... Sur ces sujets là aussi, Qixi se fera une joie de vous conseiller et vous accompagner.

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